Le Musée du Silence, Yoko Ogawa

« (…) Mon travail consiste à recueillir le plus possible de choses qui ont glissé hors du monde et à trouver leur valeur la plus significative compte tenu de la disharmonie qu’elles entraînent. Mes clients ont toujours été de fortes personnalités. A tel point que je pense que si je les avaient répertoriés j’aurais certainement un catalogue très intéressant. (…)

Bien sûr je le savais. Que, quelle que fût l’importance du musée, ce qu’il contenait n’était rien de plus qu’un ramassis de minuscules fragments du monde. Pour autant, qui aurait pu me reprocher de les présenter ainsi, même si j’en tirais une certaine fierté? Car c’était bien moi qui les sauvais du chaos et retrouvais leur signification oubliée. Et je pouvais avoir le droit moi aussi, juste après la fermeture, de me plonger dans l’illusion d’avoir à portée de main le monde en réduction. (…) »

Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions, souvenirs d’une vieille dame exigente: ainsi se décline la mission de ce narrateur qui se doit de constituer le Musée du Silence…

2003, Actes Sud pour la traduction française.

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